19 août 2018

Buffles

du Parc National d'Arly

Eléphants

du Ranch de gibier de Nazinga

Crocodiles

du Ranch de gibier de Nazinga

Bubale

du Parc National d'Arly

- Intranet

- Forum

- Livre d'or

- Webmail

- Sondage

- Nous contacter

- Plan du site

- Réservation




Ranch de gibier de Nazinga

HISTORIQUE DE LA FORET DE NAZINGA

Création
Conscient de sa position de pays sahélien, et tenant compte d’un certain nombre de situations difficiles vécues par le pays lors des grandes sécheresses et particulièrement celle des années 1972-1973, le Burkina Faso à l’image de nombreux pays sahéliens a mis en œuvre de vastes programmes de sauvegarde de l’environnement et de lutte contre la pauvreté des populations rurales. C’est dans cette dynamique que de nombreuses initiatives ont été prises en vue de permettre de garantir les ressources naturelles du pays.
La création de NAZINGA s’est inscrite dans cette logique comme initiative novatrice. Créé en 1979 par l’Association pour le développement et l’Elevage de la Faune Africaine (ADEFA) à partir de la forêt domaniale classée dite de ″ Nazinga (38200 ha) et de portions de terroirs des villages riverains.
L’appellation « Nazinga » qui signifie en Kasséna « bonne eau » a été empruntée à l’un des affluents de la rivière Sissili, le « Nazinga ».
Dans cette unité écologique, « l’exploitation des animaux sauvages se fait par le biais de mesures d’aménagement destinées à améliorer l’habitat et/ou à influencer les populations animales afin d’en augmenter la production ».
Des prospections sur la faisabilité d’un tel projet ont débuté dans l’ancienne forêt classée de Nazinga et ont été suivies d’une campagne de sensibilisation des populations riveraines pour l’acceptation du projet.
Cette création est le résultat d’un protocole d’accord qui a été signé entre l’Etat de Haute Volta d’alors représenté par le Ministre de l’Environnement et du Tourisme et une Organisation Non Gouvernementale (ONG) dénommée « Association pour le Développement et l’Elevage de la Faune Africaine (ADEFA) représenté par Monsieur Clark Lungren.
De 1979 à 1989 le ranch a été cogéré par l’Etat Burkinabè et l’ADEFA avec pour objectifs de :
- assurer la survie de la faune sauvage dans un habitat tout en démontrant la possibilité d’une exploitation rationnelle et/ou soutenue au profit des populations ;
- démontrer la possibilité de reproduction d’une telle expérience dans d’autres zones écologiquement similaires.

Pour atteindre les objectifs prioritaires, des activités ont été menées ; ce sont entre autres :
- la collecte de bases de données pour la gestion de la faune (inventaires des populations animales) et de son habitat ;
- l’organisation de la surveillance et de la protection ;
- l’exécution d’actions d’aménagement se traduisant par :
- la réalisation de points d’eaux ;
- l’ouverture de pistes et de pare-feu ;
- l’organisation spatiale du ranch (zonage) ;
- la formation et la sensibilisation des populations riveraines à l’idéal de gestion de la faune ;
- les essais de récolte de gibier.

De 1989 à 1996, la gestion du ranch, exclusivement nationale, a bénéficié de l’autonomie de gestion. Cette étape a vu les premières tentatives d’implication du secteur privé à l’exploitation et à la valorisation des ressources naturelles du ranch.
En 1997, le ranch a bénéficié de l’appui du Fond pour l’Environnement Mondiale (FEM) à travers le projet dénommé « Optimisation de la diversité biologique dans les systèmes d’élevage de la faune sauvage : une expérience en zone semi-aride ».
En 1998 les activités de recherche dans le ranch de gibier de Nazinga ont été soutenues suite à un accord de coopération signé entre le Burkina Faso, la région Wallone et la Communauté Française de Belgique.

Tout cet ensemble d’appuis et de soutiens font aujourd’hui de la Forêt Classée/Ranch de Gibier de Nazinga un échantillon type d’aire protégée faunique aménagée.

OBJECTIFS
L e ranch de gibier de NAZINGA, faut-il le rappeler a comme objectif global de promouvoir la gestion durable et intégrée des ressources fauniques. Toutefois, le RGN est à la recherche d’une meilleure forme de gestion conformément aux objectifs qui lui sont assignés. A savoir :
- assurer la protection et le maintien à long terme de la diversité biologique et des autres valeurs naturelles du site ;
- promouvoir des pratiques rationnelles de gestion afin d’assurer une productivité durable ;
- protéger le capital de ressources naturelles contre toute forme d’aliénation engendrée par d’autres formes d’utilisations du sol susceptibles de porter préjudice à la diversité biologique de la région ;
- contribuer au développement local, régional et national.

Les différents objectifs spécifiques qui y sont rattachés sont les suivants :

- la production soutenue des ressources en faune sauvage et l’organisation de toutes les formes d’utilisation durable de la faune
- la contribution au maintien des équilibres écologiques, à l’optimisation de la diversité biologique et au bien être des populations riveraines ;
- la promotion de la recherche appliquée en vue d’identifier les formes de gestion durable de la faune sauvage.

POPULATION

Les populations de la région du Ranch appartiennent en majorité au groupe ethnique Gourounsi qui représente 5% de la population burkinabè.

Selon la littérature, l’histoire ancienne des populations gourounsi qui vivent actuellement dans la zone est peu connue, mais selon certaines sources, cette ethnie était déjà présente au centre du pays à l’arrivée des envahisseurs mossi au XIIème siècle.

Les Gourounsi ont migré progressivement dans les villages actuels en plusieurs étapes. Vers les 16 ème et 19 ème siècles ils ont été pillés et décimés par les invasions et les razzias des Mossi venant du centre du pays et par les Zaberma et les Djerma en provenance respectivement du Niger et du Nord Ghana qui venaient chercher des esclaves.

Dans les années 1950, l’onchocercose et la trypanosomiase qui sévissaient le long des rivières ont entraîné une forte mortalité au sein des populations, allant même jusqu’à l’extinction de certains villages (Doua, Koum, Sakaro, Yaro). Les populations riveraines actuelles seraient donc originaires du plateau central du Burkina, du Niger ou du Nord Ghana.

Dans les années 1970, suite aux grandes sécheresses, la région a connu une autre phase de peuplement avec l’arrivée des ethnies mossi, bissa et peul à la recherche de terres cultivables.

Onze (11) villages sont riverains au Ranch de Gibier de Nazinga. Ce sont :
Oualem, Saro, Boassan, Koumbili, Natiédougou, Kontioro et Sya relevant administrativement de la commune de Guiaro et Tiakané de la commune de Pô dans la province du Nahouri ; Tassyan, Kounou et Boala de la commune de Biéha dans la province de la Sissili.

Adresse: 01 BP 582 Ouagadougou 01 T él.: (226) 50356415 Fax.: (226) 50357334 contact@ofinab-burkina.org